Magis 2011 : Ils sont de retour et racontent les JMJ



Peut-on prier aux JMJ ?

De puis mon retour des JMJ de Madrid on m’a demandé plusieurs fois s’il est vraiment possible de pouvoir prier aux JMJ quand on est si nombreux. De fait, la question est pertinente quand on connait les conditions des JMJ qui se déroulent à l’extérieur et dans une grande foule.

Quand on m’a posé cette question j’ai tout de suite répondu « oui », même s’il y avait une certaine incrédulité dans le regard de mes interlocuteurs. Mais c’est justement ces temps forts de prière non pas « dans » la foule mais « avec » la foule que je retiens de ces JMJ.

Est-ce possible ? Ce que je sais, c’est que je l’ai vécu. C’est en partie dû à un contrôle social des jeunes par les jeunes : des rappels à l’ordre permettait à ceux qui n’étaient pas dans le coup de pouvoir faire silence et rentrer dans la démarche. N’oublions pas non plus l’aérodrome de Cuatro Vientos, rempli de jeunes, qui essuient sans protection un orage pendant un bon quart d’heure avec de bourrasques qui n’ont même pas épargné le Saint Père. L’orage passé, l’adoration a commencé et le silence à Cuatro Vientos était beau. La jeunesse est étonnante et elle vient encore de le montrer. Oui de belles choses se sont vécue à Madrid.

Xavier Léonard sj

Magis Belgium de retour des JMJ

Le groupe "Magis Belgique francophone - Luxembourg" est bien rentré des JMJ. Les jeunes ont fait du chemin. Ils venaient principalement de trois horizons : le festival Choose Life (pour ados à partir de 14 ans), la paroisse universitaire de Namur (le CRU et les proches) et La Viale. À travers les temps liturgiques comme les catéchèses et le festival de la jeunesse, chacun, chacune a vécu un temps fort dans la joie de croire en Dieu en Église.
Merci à tous ceux et celles qui nous ont portés dans la prière. Après le coup d’envoi à Loyola, nous avons vécu une semaine d’expériment, soit avec des enfants défavorisés ou des adultes portant un handicap, soit en pèlerinage marial, soit à l’accueil des pèlerins au château natal de Saint François-Xavier ; nos co-pèlerins flamands ont, quant à eux, été accueillis chaleureusement par les détenus d’une prison où ils sont allés partager la joie des JMJ : toutes expériences fortes.
Le soir à Madrid, nous avions l’impression de rentrer "chez nous" au collège jésuite Nuestra Señora del Recuerdo. Fatigués mais dans la bonne humeur nous y retrouvions des amis, des connaissances, avec l’aide d’une équipe de jésuites et de laïcs efficaces. Durant la journée, des catéchèses permettaient la rencontre de l’Église et des jeunes, comme deux galaxies qui se croisent et changent par la rencontre l’une de l’autre.
À tous, le Pape a exprimé son attachement paternel et sa confiance pour l’avenir.
Les graines sont semées, notamment le catéchisme "Youcat" (toi, catholique), offert par le Pape. Cela vaudra la peine aussi de lancer, je pense, des "cercles Magis" : démarche de prière, de relecture et de partage vécue à Madrid.
La vie ici reprend, sans trêve...

Thierry Monfils, sj

Album photo ici


Les plus jeunes participent a leur manière au JMJ

Quelques jeunes, qui n’ont pu participer au programme ’Magis’ en raison de leur jeune âge, se sont intégrés au groupe jmj.be organisé par les diocèses (450 personnes sur les 1500 belges présents à Madrid).

Après un séjour en Catalogne clôturé une messe d’envoi, qui rassemblait à Tarragone les 40 000 pèlerins accueillis dans les diocèses de Catalogne, nous avons rejoint Madrid.

J’épingle la qualité de l’accompagnement des responsables belges de la pastorale des jeunes et la disponibilité chaleureuse des volontaires espagnols qui ont pris de leur temps pour faciliter notre séjour.

Bien sûr nous avons vécu ce qui fait l’essence même de tout pèlerinage : être livré aux aléas des horaires, de la nourriture, de la fatigue et des contraintes de la vie en groupe.

Pour moi, la plus grande difficulté fut de chercher un équilibre entre l’accueil bienveillant des désirs des jeunes et l’audace de leur proposer des activités qui me semblaient plus nourrissantes, d’autant plus que je n’étais nullement maître des horaires.

Dans la grande diversité des motivations et des engagements intérieurs, chacun semble avoir été touché quelque part.

À Madrid : grandes célébrations très priantes dans la ville (messe d’ouverture, chemin de croix, veillée du samedi soir - avec le silence impressionnant d’un million de jeunes devant le saint Sacrement - et messe d’envoi avec le pape à Quatro Vientos), catéchèses du matin où l’évêque de Saint-Etienne a fait forte impression par la chaleur de sa parole, multitude d’activités proposées dans les diverses paroisses de la ville l’après midi, en concurrence avec la recherche de nourriture et de repos. Beaucoup de restaurants de la ville ont participé à la distribution de nourriture ; et ce fut une réussite à saluer.


MAGIS : sur la route du retour



JMJ Madrid 2011... Toute une aventure !

D’abord la nuit en car où nous avons appris un peu à nous connaître. Les rires, les chants, les prières puis la fatigue et quelques heures de sommeil. Puis nous voici à Loyola avec 3.000 jeunes ! Contrairement à mes a priori, les Espagnols sont bien organisés et, malgré la pluie, le moment fort du festival culturel a tout de même lieu. Avec un petit bémol selon moi, vu que nous n’avons pas pu jouer notre pièce de théâtre.

Ces trois jours sont déjà l’occasion de rencontres et aussi d’intériorité.

Le jour du départ pour l’expériment arrive et notre groupe est composé de Chiliens, de Coréens et de Belges. Nos différences culturelles et notre ouverture mutuelle m’ont énormément apporté et je pense que c’est la chose que je retiens de cet expériment. Nos animatrices espagnoles étaient pleines de bonne volonté mais parlaient mal l’anglais donc les infos ne passaient pas toujours. De plus, l’organisation n’était pas toujours au rendez-vous.

Grâce au groupe Magis Circle, nous avons pu, chacun à notre manière, nous exprimer sur l’expériment et sur les textes et les questions de chaque jour. En bref, j’ai trouvé ces quelques jours de pélé enrichissants et chaleureux.


Les JMJ proprement dites ont été une autre expérience, spéciale pour moi car j’ai pu vivre l’humilité dans toute sa splendeur si je puis dire. [Une sérieuse entorse a croqué le pied à Marie-Hélène qui, hébergée désormais avec Markus son mari à l’infirmerie de Magis, s’est vue contrainte de vivre la fin des JMJ en voiturette.] Pour la première fois de ma vie, j’ai été petite et je ne risque pas d’oublier le "choc" de sitôt. J’en ressors beaucoup de positif et en même temps je suis partagée. D’un côté, il y a les gens qui ne le voient pas ou ne font pas attention et, de l’autre, il y a ceux qui sont très solidaires et proposent leur aide. Malgré ma chaise roulante, nous avons pu participer à beaucoup d’activités à Madrid.

J’ai énormément apprécié les petits gestes de chaque membre du groupe pour me donner un coup de main. Merci à tous, cela m’a permis de vivre ces JMJ avec vous tous !

Les moments passés avec le Pape étaient pour moi très intenses, surtout le Chemin de Croix. La pluie de la veillée était un don du Ciel et nous a bien rafraîchis. La messe de ce matin était simple et lumineuse.

Bref, que des bons souvenirs !


Marie-Hélène Wintersteller-Liétart